Insomnie délirante

Insomnie délirante
Poussière d'étoile, je te distingue, je voudrais te saisir, j'en deviens dingue. Je fais de mon temps le tien, je ne nie pas le pouvoir que tu détiens, mais tu brises ma vie de mille souffrances, tout cela dans la plus belle des indifférences. T'entretenir dans mon coeur, le rêve le plus cher, la plus féroce de mes peurs, quand je crois que je te perds. Et je vis pour toi, je décroche la lune, je désespère parfois, au sommet des dunes, je t'effleure du bout des doigts et pas une réponse, pas une... mais tais-toi, je peux vivre sans toi. Tu n'as pas de couleur, pas d'odeur. On ne sent pas le BONHEUR.

# Posté le dimanche 14 mai 2006 19:54

Modifié le jeudi 18 mai 2006 20:33

Envie de rien : CECI N'EST PAS UN POST SUICIDAIRE ; Prendre les choses du bon côté et garder espoir

Envie de rien : CECI N'EST PAS UN POST SUICIDAIRE ; Prendre les choses du bon côté et garder espoir
Envie de disparaître. Trouver un trou de souris pour m'y réfugier. Tout effacer autour pour tout oublier.

# Posté le mercredi 10 mai 2006 07:41

Modifié le samedi 13 mai 2006 17:37

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J'entendais des rires aigus et hystériques au loin, accoudé sur cette barrière moitié rouillée, délibérément affalé pour la bonne et simple raison de ma folie grandissante. Je me laissais aller à des poses plus ou moins étudiées, marquant des arrêts fréquents à la manière d'une statue vivante, ou m'acharnant sur une gouttelette de peinture vernie qu'avait préservé le temps. Le pouce plié, les yeux mi-clos, la tête légèrement penchée et le corps en équilibre, je sentais le poids de tous les produits : mon estomac avait des allures de déchetterie radioactive, j'avalais ma salive avec difficulté, mon gosier brûlant m'indiquait la perte imminente de toute notion de réalité... J'allais m'écrouler d'un instant à l'autre, et, comme chaque fois, aucune possibilité d'arriver à temps dans la maison. Comme d'habitude, Maryse, du haut de sa petite taille, viendrait me pêcher d'un air navré au petit matin. Elle me soutiendrait jusqu'au fauteuil de mon salon, devant la cheminée froide et préparerait un café en souriant tendrement. Je fixerai les flammes absentes derrière la vitre et puis j'aurai sûrement une quinte de toux alarmante qui m'enverrai dans les toilettes essayer d'expulser les derniers cachets non dissous.
Mais pour le moment, j'étais toujours contre ce bout de ferraille tordu qui me servait de portail et je restais impuissant face aux pensées tourmentées qui m'envahissaient. J'ai pris une grande goulée d'air pollué, j'ai jeté un oeil rapide et révulsé sur les tours immenses qui se trouve être notre paysage , à Maryse et à moi, et j'ai pris un pas assuré pour rejoindre ma porte d'entrée. Je voulais y arriver cette fois. Je voulais me réveiller demain matin sous une couette puante, mais sous une couette. Je voulais encore penser à la vie sans psychotropes, sans cette saleté incontrôlable, sans ces cachets que l'on vous tend avec le sourire et qui ne font que vous enfoncer encore, sans cette addiction de jour en jour plus intense et irrésistible, sans ce bien-être qui se mue peu à peu en un cauchemar délirant.

Bon anniversaire ma Curly...

# Posté le mardi 09 mai 2006 12:22

C'est l'histoire d'une bouteille de jus d'orange...

C'est l'histoire d'une bouteille de jus d'orange...
C'est l'histoire de la femme qui ne sourit pas. Dans le canapé, les yeux mi-clos, la mine renfrognée, elle toussote entre deux bouffées de cigare. Elle donne des coups de menton, lançant des phrases décomposées. De temps en temps, elle se lève, à petits pas, elle rejoint un grand bureau de bois pourri, regarde autour d'elle, suspicieuse... Sortent de sa petite bouche des intonations de voix plus délurées les unes que les autres, tantôt graves, tantôt grêles, indéfinissables. Elle s'intéresse à ce qu'écrit un petit moine, sur un parchemin électronique. Il construit un interface destinée à faire connaître les affres de ses pensées tourmentées.
Elle passe des soirées, debout derrière lui, à s'interroger sur les prochains mots qui noirciront la page en question. Elle répête de temps en temps des morceaux de phrases, ou lève un pied d'un air dégoûté en marmonnant "Rhmm, ça colle par terre". La demeure du petit moine est en effet une immonde grotte crasseuse, débordant d'objets en tous genres, sans doute bousillé par le trop grand nombre d'heures passées à boire l'elixir de jeunesse.
Ils dansaient comme des indiens, ensuite... Leurs yeux sautaient de leurs orbites, les gestes s'enchaînaient sans trop suivre l'ordre défini, les paroles fusaient de part en part... Mais ils ressortaient toujours de là plus forts et plus aguerris qu'avant.

Dédicace à Lilou, qui ne m'a pas beaucoup aidé mais que j'aime quand même.

# Posté le vendredi 05 mai 2006 16:38

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Mais dans mes pensées je ressasse sans cesse les mêmes images qui ont provoqué ma chute. Mes sentiments n'ont pas changé, seront toujours les mêmes. Les erreurs, on doit savoir les reconnaître pour les éviter la fois d'après. C'est comme ça que se construit l'être humain, par ses fautes. Toi même tu sais que je t'aime de la manière la plus pure qui soit, sans hypocrisie ni intérêts à passer du temps avec toi...

Tryo-J'ai trouvé des amis

J'ai fait des études jusqu'à vingt ans
J'ai esquivé mon régiment
Menti comme tout l'monde à mes parents
J'rentrais trop tard au mauvais moment
J'ai fait des p'tits boulots en attendant
Un emploi bien payé à mi-temps
Pour pouvoir profiter gaiement
Des sourires que me donnaient les gens
J'ai pris mon temps, j'ai bien plané
J'ai regardé passer mon acné
Sans trop regarder la télé
J'voulais apprendre à partager

{Refrain:}
J'ai trouvé des amis
Man trouvé des amis
J'leur ai donné un peu d'mon âme
Man un peu d'ma vie, oui !
Si tu savais tout c'que j'leur ai pris...
J'ai trouvé des amis
Man trouvé des amis

J'ai partagé mes poulets aux hormones
Ouvert ma porte à toute la zone
J'ai découvert la vie d'aumône
De la Bretagne au Puy-de-Dôme
J'y ai cotoyé quelques races
Les mêmes que Le Pen trouve dégeulasses
Avec qui j'ai partagé mes angoisses
Et quelques fois sali mes godasses
J'ai fait l'amour dans la paillasse
J'ai gueulé pour la lutte des classes
J'ai pris des coups, subi des menaces
Mais rien ne terni un amour tenace

{au Refrain}

Ma force à moi, c'est mon orgueil
C'est mes dix doigts, c'est ma grande gueule
Mais j'sais qu'le silence de certains
Pourra faire freiner mes instincts
Parce que nous sommes tous différents
De look divers, d'humeur changeante
Admettons-le tout simplement
Et partageons nos sentiments
Et là je vois le monde en face
Le supermarché d'la paperasse
Qui rêve de conquérir l'espace
Mais qui sait plus très bien c'qui s'passe
Si tu es seul et bien pensant
Que tu es bourré de tranquillisants
Que tu dors pas évidemment
Trouve-toi des potes et perds pas de temps

Faut trouver des amis
Man trouver des amis
Donne-leur un peu d'mon âme
Man un peu d'ta vie
Si tu savais tout c'que j'leur ai pris...
Faut trouver des amis
Man trouver des amis

Manoune, je pense à toi qui perds déjà à ce moment tes premières illusions. La vie n'est pas si simple, il faut s'en accomoder, réunir tous ses efforts pour la rendre plus agréable et ne pas laisser s'échapper les personnes que tu estimes. C'est toujours quand tu les perds que tu te rends compte de leur importance. Déploies tes efforts, si elles en valent la peine.
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# Posté le jeudi 04 mai 2006 17:34