Il faut s'y faire, ça fait mal. On entre dans le moule petit à petit, les idées révolutionnaires s'effacent devant la montagne de linge sale à laver et la curiosité, gommée par le quotidien et l'ennui, reste un vague souvenir dans un coin du coeur.
Les sans abris prennent le soleil sur les bancs des parcs, savourant la cigarette providentielle d'un passant en costume. Lui marche, le sourire aux lèvres à l'idée du sandwich qu'il va pouvoir déguster face à sa femme sur le banc voisin. La nuit ne tombe pas, il est 20 heures, on se parle, on se regarde, ça sent l'été. Les étudiants discutent avec délectation, avec passion assis dans l'herbe, les uns sur les autres à leur habitude. Une fillette agite un ballon, ses cheveux longs effleurés par le vent tiède. Les parents se disputent un peu, sourcils froncés, visages fermés. Deux adolescentes "glossées"* à outrance, la peau recouverte d'une épaisse couche de fond de teint, ont retiré leurs vêtements, laissant voir leurs épaules nues au soleil, espérant un début de bronzage.
La vie est belle, l'étoile brûlante daigne encore nous chauffer, le châtiment risque d'être optimal si nous persistons dans notre égoïsme. Notre planète accepte que la foulions, bien que nous la consummions sans regret depuis des centaines d'années. Alors profitons, tant que sa révolte n'est pas à l'ordre du jour, pour, nous, dire non, non, à toutes ces réformes, à tous ces mensonges, qui chaque jour ont leur lot de conséquences désastreuses. Non, mais proposons ; la passivité n'est pas la solution. Et si j'écris ainsi aujourd'hui, c'est pour m'en convaincre également, je parle, je parle, mais je n'agis pas beaucoup, comme nous tous.
La ligne de vie doit être celle à laquelle chacun aspire et non pas un destin tout tracé par une minorité.
*(Hein, Chou, mes néologismes !)
Les sans abris prennent le soleil sur les bancs des parcs, savourant la cigarette providentielle d'un passant en costume. Lui marche, le sourire aux lèvres à l'idée du sandwich qu'il va pouvoir déguster face à sa femme sur le banc voisin. La nuit ne tombe pas, il est 20 heures, on se parle, on se regarde, ça sent l'été. Les étudiants discutent avec délectation, avec passion assis dans l'herbe, les uns sur les autres à leur habitude. Une fillette agite un ballon, ses cheveux longs effleurés par le vent tiède. Les parents se disputent un peu, sourcils froncés, visages fermés. Deux adolescentes "glossées"* à outrance, la peau recouverte d'une épaisse couche de fond de teint, ont retiré leurs vêtements, laissant voir leurs épaules nues au soleil, espérant un début de bronzage.
La vie est belle, l'étoile brûlante daigne encore nous chauffer, le châtiment risque d'être optimal si nous persistons dans notre égoïsme. Notre planète accepte que la foulions, bien que nous la consummions sans regret depuis des centaines d'années. Alors profitons, tant que sa révolte n'est pas à l'ordre du jour, pour, nous, dire non, non, à toutes ces réformes, à tous ces mensonges, qui chaque jour ont leur lot de conséquences désastreuses. Non, mais proposons ; la passivité n'est pas la solution. Et si j'écris ainsi aujourd'hui, c'est pour m'en convaincre également, je parle, je parle, mais je n'agis pas beaucoup, comme nous tous.
La ligne de vie doit être celle à laquelle chacun aspire et non pas un destin tout tracé par une minorité.
*(Hein, Chou, mes néologismes !)

