Une soirée ?

Une soirée ?
AAAAHHHH !

Un jeudi. Un jeudi comme un mardi, comme un dimanche, comme un jour de la semaine, comme un morceau de temps. Un jeudi qui pourtant prévoit une petite nuit bien agitée bien sûr, on n'oublie pas comme ça que les soirées étudiantes se déroulent le jeudi soir !
Et donc, où aller ? Boire un verre dans un troquet bourré de monde à étouffer ? Se rendre en boîte pour découvrir un bans d'animaux prêts à vous sauter aux fesses à la moindre torsion de popotin ?

MMMMM.... Nan. Alors quoi ?

Se retrouver chez les uns ou bien les autres pourquoi pas, devant un film ou un verre de Zubrowka, blablater des heures sur des sujets qui nous concernent, qui nous touchent, qui nous révulsent, refaire le monde en modifiant les points sombres du système. Parler de tout et de rien, de Monica Bellucci (s'est-elle fait refaire les seins :p), de la Nature de l'Homme...

Manger des pousses de bambous avec Manuela ou avaler sans mâcher des nuggets congelés chez Lilou ? Chercher Kler chez Matthias, l'appeler 20 fois, pas de réponses, quinze messages... Débarquer à Patte d'Oie, éjecter Greg et Marie de leur canapé, appeler Puline et Erwann pour les motiver...

Puis toujours finir en boîte à remuer ses fesses eh oui ! Mais finir ensemble, alors, pourquoi pas ?

# Posted on Thursday, 09 February 2006 at 10:57 AM

Le principe

Le principe
Poussières de coeur disparues dans l'oubli des heures, on diligente, on déroge, on se dérobe, bien installé au creux de la robe du pouvoir, doucement on brise les derniers espoirs... Hommage au Juge Burgaud auditionné aujourd'hui et victime de notre système judiciaire boîteux, comme le Système général lui-même d'ailleurs.

J'ai bien envie de parler franchement. Un aveu total de mes erreurs, mes regrets, les douceurs et les mélancolies, tout ça... Pourtant ça me semble incongru de l'exposer ici à des miliards d'internautes, m'exprimer en toute liberté et en tout conscience que trop de regards pourraient se poser sur le fruit de mes pensées. On ne met pas au jour les secrets les plus intimes de son être dans une pulsion.
Je resterai donc au stade du mystérieux et souvent de l'incompréhensible, jâlonnant ces pages qui sont les miennes de mots doux et je l'espère harmonieux. Pour que le peu d'yeux qui s'y penchent puissent y voir une partie de moi-même sans me percer à jour, qui apprécie qu'on le perce à jour ??
Un petit coup de pouce pour me cerner encore mieux à ceux qui me connaissent, un message codé pour les autres, mais tant pis. Le blog étant bien souvent un acte égocentrique, mais qui ne l'est pas ??
Un peu d'espace à moi sur la grande Toile, un endroit qui me ressemble, un lieu qui me privilégie, juste moi, qui n'en a pas rêvé ??

Vous en avez rêvé ? L'Occident l'a fait !

# Posted on Wednesday, 08 February 2006 at 7:58 PM

Article de Libération : résumé des manifs de ce mardi 7 février 2006 contre le CPE/CNE

Article de Libération : résumé des manifs de ce mardi 7 février 2006 contre le CPE/CNE
Entre 218 000 et 400 000 personnes ont défilé hier contre le contrat première embauche de Villepin. Une mobilisation moyenne.

Manifs : contrat pas tout à fait rempli
par SERVICES POLITIQUE et SOCIETE
QUOTIDIEN : mercredi 08 février 2006




Où se jouera la bataille contre le contrat première embauche (CPE) ? Dans la rue ? A l'Assemblée nationale ? Hier, la gauche syndicale, associative et politique a tenté de mener la bataille sur les deux fronts. La guérilla parlementaire menée depuis huit jours visait à repousser l'examen du dispositif par les députés jusqu'aux 187 manifestations qui se sont déroulées hier dans toute la France. Un pari réussi en terme de calendrier, moins en ce qui concerne l'affluence. Avec 400 000 manifestants en France, de sources syndicales, et 218 000 selon la police, dont la moitié de jeunes, la rue a rendu un premier verdict : encourageant, mais peut mieux faire. Tour de France de ces défilés qui gardaient un oeil sur l'Assemblée.

Eléphants. A Paris, peu avant 14 heures, place de la Bastille, point de départ du défilé, les éléphants socialistes avaient chaussé leur double casquette. «Les socialistes sont à l'Assemblée, les socialistes sont dans la rue, les socialistes sont partout», fanfaronne Dominique Strauss-Kahn en avalant un kebab. Avant de s'éclipser une heure plus tard pour rejoindre le Palais-Bourbon. En partance lui aussi vers l'hémicycle, Laurent Fabius, écharpe rouge et chapeau gris, dénonce la logique «d'un gouvernement qui considère les jeunes, et bientôt l'ensemble des salariés, comme des salariés jetables». «Les parlementaires socialistes sont là pour montrer qu'il y a deux logiques», celle de «la précarisation» décidée par le gouvernement et celle de la «formation» proposée par le PS, ajoute François Hollande. Non loin se trouvent la patronne du PCF, Marie-George Buffet, le secrétaire national des Verts, Yann Wehrling, ou encore Alain Krivine qui, aux côtés d'Olivier Besancenot, font entendre la différence de la Ligue communiste révolutionnaire : «La seule unité, c'est ici, dans la rue, dans le soutien aux mobilisations, pas dans la mascarade» du sommet qui se tient aujourd'hui à la Mutualité (lire page 14).

La quarantaine en costume, monsieur Delpouve, délégué syndical de la CFE-CGC, regarde le cortège depuis le trottoir. Ils sont 45 000 manifestants selon les organisateurs, 13 000 selon la police. Sa confédération n'a pas appelé à manifester, pourtant : «Plus de précarité, ce n'est pas ce dont les gens ont besoin.» Pour un peu, il tomberait d'accord avec Régis, prof dans un lycée professionnel en banlieue parisienne : «On crée une société de l'angoisse.» Ou avec Cyril, 28 ans, contrôleur du travail : «Avec le CPE, plein de jeunes qui auraient trouvé un CDI rapidement vont se retrouver avec deux ans de précarité en plus.» Debout sur son banc, Henri, ingénieur en retraite, tonne contre cette nouvelle catégorie de salariés «à la journée, comme il y a 200 ans».

Etudiants. Place de la Bastille, Mathieu, 17 ans : «J'appartiens à une génération qui se prend tout sur la gueule.» C'est dit. En DESS de gestion des ressources humaines à Marne-la-Vallée, Edwige, 22 ans, redoute d'avoir à signer (et faire signer) des contrats première embauche et nouvelles embauches : «Je suis de droite, mais faut arrêter les cadeaux aux patrons. On a besoin d'un vrai travail pour pouvoir faire notre vie.»

Quelques apprentis ou lycéens issus des filières techniques sont là. «Nous sommes les plus exposés au CPE car les premiers à arriver sur le marché du travail», résume Erwan, 17 ans, en CAP électrotechnique. «J'ai fait une filière pro pour trouver plus facilement un boulot. Quand je serai un nouveau travailleur, je n'aurai que des CPE», anticipe Amman, 19 ans, en BAC pro électricité. Il se sent «mis à la marge en tant que jeune». Taïron, 17 ans, en BEP chimie, demande : «Si le CPE existe, pourquoi les entreprises se mettraient à donner des CDI aux jeunes ?» Ils n'ont aucune confiance : «Beaucoup de choses ne sont pas normales dans les boîtes aujourd'hui», constate Lise, en contrat de professionnalisation médico-social. «On manifeste contre l'état général du marché du travail aujourd'hui», analyse Annissa, qui défile avec le mouvement PRS (Pour la République sociale) de Jean-Luc Mélenchon.

Arborant des masques blancs, une trentaine de membres du mouvement Génération précaire. Sur leurs dossards, une inscription : «CDI parce que je le vaux bien, stage parce que je ne vaux rien.» Au bout de fils accrochés à des bâtons, des carottes. «La carotte, c'est le CDI, le stagiaire court après.»

Lille. «Attention aux urnes, les jeunes comptent pas pour des prunes», chantent des manifestants dans les rues de Lille. Chez FO, un homme en frac, haut de forme et cigare fait mine de fouetter un jeune en laisse. «Le CPE pour lutter contre la précarité, j'y crois pas», dit la grande Gwendoline, 19 ans, en communication des entreprises. «A la première crise, ils licencieront.» Laura, jupe en dentelle noire, et Elodie, jean et locks, 16 ans, cherchent un contrat d'apprentissage chez un photographe depuis août : «On ne trouve rien.» Et le CPE ? «On ne peut rien construire. Vous prêteriez de l'argent à quelqu'un qui peut perdre son boulot ?» interroge Laura. Olivier, 39 ans, éducateur, fait ce constat : «Je suis en CDI. Si dans deux ans je veux changer, je fais quoi ? J'ai plus le choix.» Place de la Gare, Céline, 30 ans, téléconseillère au chômage, les regarde passer : «Je les comprends. Un ami informaticien a été embauché en CNE, et viré au bout d'une semaine à cause d'un retard.»

A Toulouse, les trompettes sonnent la corrida, les lycéens devant : «Olé !» Ils sont «plus de 15 000» selon la FSU et «15 000» tout rond selon la police. Pour une fois, les comptes sont bons. Il y a des salariés d'Airbus ou de Microturbo, ceux du Cnes et les cheminots CGT. Derrière eux, les intermittents du spectacle promènent leurs têtes de carnaval au bout de piques. «On remet ça jeudi !» hurle un étudiant dans son micro. Il a beau faire froid, les coeurs sont réchauffés. Regarder le panoramique de Gilles Vidal sur la manifestation toulousaine

A Nantes aussi (10 000 à 12 000 personnes), ça bouillonne à l'avant, ça grisonne à l'arrière. Menuisier, 20 ans, Maël a déjà tâté du CNE : «Le patron m'a carrément dit : "à la première faute, on te vire, on n'hésitera pas".» Son copain Glen ajoute : «Avec ça, on va pouvoir fermer les agences d'intérim : la précarité entre officiellement dans les boîtes.» Une pancarte solitaire demande : «Electeur de gauche recherche parti politique crédible d'urgence (avant 2007)».

«J'ai livré des pizzas pendant un mois à l'essai, je sais ce que c'est, dit Camille, 21 ans, qui manifeste à Rennes. Le patron qui me disait "tu vas pas faire chier sur les horaires, t'es à l'essai !" Alors deux ans !» La jeunesse bretonne est devant, les autres derrière. «Ces licenciements non motivés, ça me révolte, lâche Gwenn, étudiante en arts du spectacle. On ne nous considère pas comme des êtres humains mais comme des machines qu'on jette quand elles sont usées.»

La jeunesse est simplement «dans la merde», résume Marie, en CAP à Montpellier, au milieu de 5 000 à 8 000 personnes. «On nous parle des emplois qui vont être créés mais pas des licenciements que ça entraînera», note finement Vincent. Avec 10 000 personnes à Bordeaux, «on continue demain !» lance un étudiant de l'Unef. En attendant, il y a une assemblée générale à l'université Bordeaux-III. Pour Marie-Noëlle et Clément, 15 ans, c'est la première manif. Les jeunes n'ont pas seulement un avenir, ils ont aussi «des grands frères et des parents».

# Posted on Wednesday, 08 February 2006 at 9:54 AM

...

...
Elle était tellement surprise de la magie qui s'opère lorsque l'on décide de prendre sa vie en main. Le jour précédent, elle déambulait dans des couloirs à l'odeur médicamenteuse, rageusement, traînant avec elle sa colère innée, le nez dans un mouchoir pour ne pas respirer le parfum de la mort suivant chaque médecin, infirmière, aide-soignant, ambulancier qui se pressait dans le bâtiment...

A présent elle était étendue, le regard vide et un filet de bave au coin des lèvres, dans un léger sourire. Elle ne subissait plus, non, loin de là, les hommes en blancs avaient beau s'agiter autour d'elle, elle se sentait disparaître. Elle n'avait plus posé les yeux sur son bras depuis des heures.Plus de veines, plus d'espoir, plus de souffrances... Plus de douleur, plus de sang, plus de spasmes... Plus de cancer, plus de pleurs, plus d'envies inaccessibles... Seulement la douce quiétude de ceux qui partent, et l'émotion hystérique des ignorants qui restent.

On l'incise quelque part, on la bande d'un autre côté, elle sent venir l'air glacial du vent, puis une chaleur encore inconnue, enveloppante, cotonneuse... Elle s'y glisse, même sans y penser, et la ligne continu indique son départ, le seul que tous, de leurs paroles terre à terre, peuvent constater : "On l'a perdue".

Non, pas perdue, délivrée, désincarcérée d'une maladie bestiale et impatiente, trop incompréhensible d'une enfant de 13 ans.
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# Posted on Tuesday, 07 February 2006 at 6:30 AM

Lilou et Moi

Lilou et Moi

# Posted on Tuesday, 07 February 2006 at 6:13 AM