Non je n'ai pas forcément peur de ce qui pourrait m'arriver demain. Je pense être assez entourée pour pouvoir foncer sans penser. Mais c'est la théorie de "la fille de l'extérieur". "La fille de l'intérieur", quant à elle, flippe. Flippe de n'arriver à rien, ou à si peu, flippe de passer sa vie à envier, flippe de s'accrocher à un boulot sans intérêt toute sa vie pour gagner de quoi manger chaque soir, devant une télé dégoulinante de bétises en tout genre ou plongée dans un bouquin d'un auteur psychotique et schizo.
Flippe de tout mettre en péril pour vivre sa vie au lieu de la regarder passer devant elle. "La fille de l'intérieur" sait que son rêve est plus fort que tout, même s'il n'en a pas l'air. Elle sait qu'elle devra se battre, et justement, c'est ça qui craint. C'est cette douce insomnie qui l'envahit jusqu'au bout des tripes et qui lui répête inlassablement que les choses iront, qu'il n'y a pas à s'en faire. Mais si. Il y a à s'en faire justement. Pourquoi, elle, elle échapperait au chômage et à la précarité ? Qu'est ce qui fait d'elle quelqu'un de si exceptionnel pour qu'elle passe à travers ?
J'excècre autrui qui se permet de s'exprimer à la troisième personne du singulier. Et pourtant je m'y retrouve. Une partie de moi déteste l'autre, l'autre charie celle qui la déteste, la nargue, la pousse à la folie délibérément... Et moi je suis là, "le cul entre deux chaises", le cerveau embrumé par trop d'indécision, et la sale impression que tout est déjà terminé.
Flippe de tout mettre en péril pour vivre sa vie au lieu de la regarder passer devant elle. "La fille de l'intérieur" sait que son rêve est plus fort que tout, même s'il n'en a pas l'air. Elle sait qu'elle devra se battre, et justement, c'est ça qui craint. C'est cette douce insomnie qui l'envahit jusqu'au bout des tripes et qui lui répête inlassablement que les choses iront, qu'il n'y a pas à s'en faire. Mais si. Il y a à s'en faire justement. Pourquoi, elle, elle échapperait au chômage et à la précarité ? Qu'est ce qui fait d'elle quelqu'un de si exceptionnel pour qu'elle passe à travers ?
J'excècre autrui qui se permet de s'exprimer à la troisième personne du singulier. Et pourtant je m'y retrouve. Une partie de moi déteste l'autre, l'autre charie celle qui la déteste, la nargue, la pousse à la folie délibérément... Et moi je suis là, "le cul entre deux chaises", le cerveau embrumé par trop d'indécision, et la sale impression que tout est déjà terminé.



